Agression ayant entraîné la mort ou une invalidité : quelle indemnisation possible ?

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Agression ayant entraîné la mort ou une invalidité : quelle indemnisation possible ?

Lorsqu’une agression provoque la mort ou une invalidité, les proches comme les victimes directes sont confrontés à un choc immense, auquel s’ajoutent des démarches juridiques complexes. Dans ces situations, l’indemnisation du préjudice corporel devient un enjeu essentiel pour reconstruire une vie bouleversée. Cet article vous guide sur les droits, les recours et les indemnisations possibles en cas d’agression grave.

Agression grave : quels recours pour les victimes et les proches ?

En cas d’agression ayant entraîné une incapacité permanente, des séquelles lourdes ou la mort, plusieurs voies d’indemnisation existent :

  • La CIVI (Commission d’Indemnisation des Victimes d’Infractions) pour une réparation rapide et intégrale lorsque l’auteur est insolvable ou inconnu.
  • L’action pénale, qui permet de faire reconnaître la responsabilité de l’auteur de l’agression et d’obtenir une indemnisation devant le tribunal correctionnel ou la cour d’assises.
  • L’action civile, directement contre l’auteur, lorsque celui-ci est solvable.

Ces dispositifs peuvent se cumuler. L’accompagnement d’une avocate en réparation du préjudice corporel garantit une stratégie adaptée selon les faits, les preuves et la situation de la victime.

Quels préjudices peuvent être indemnisés ?

L’indemnisation vise à réparer l’intégralité du dommage, selon la nomenclature Dintilhac.

Elle peut couvrir, pour la victime directe en cas d’invalidité :

  • Déficit fonctionnel permanent ou temporaire ;
  • Souffrances endurées ;
  • Préjudice esthétique ;
  • Préjudice professionnel (perte de salaire, impossibilité de travailler, reconversion) ;
  • Frais médicaux, paramédicaux, aménagement du domicile ;
  • Préjudice d’agrément (perte des activités sportives, loisirs) ;
  • Préjudice sexuel ou d’établissement.

Pour les proches, l’indemnisation peut couvrir :

  • Préjudice d’affection ;
  • Préjudice économique (perte de revenus, charges du foyer) ;
  • Frais d’obsèques ;
  • Préjudice d’accompagnement en cas de longue maladie avant le décès.

Chaque préjudice est évalué de manière personnalisée, en tenant compte de l’âge, de la situation professionnelle, des responsabilités familiales et du niveau d’autonomie avant l’agression.

Agression mortelle : quels droits pour la famille ?

Lorsque l’agression entraîne un décès, les ayants droit (enfants, parents, conjoint, frères et sœurs selon les cas) peuvent prétendre l’indemnisation de leurs propres préjudices :

  • Un préjudice d’affection, souvent important dans les dossiers criminels ;
  • Des pertes de revenus, si la victime participait aux charges du foyer ;
  • La prise en charge des frais funéraires ;
  • Un préjudice d’accompagnement, lorsque la famille a vécu une période d’angoisse et de soutien avant la mort.

La réparation peut atteindre des montants significatifs, mais elle nécessite une expertise pointue pour présenter un dossier complet et démontrer chaque chef de préjudice.

Comment se déroule la procédure d’indemnisation ?

La constitution du dossier repose sur plusieurs étapes clés :

  1. Analyse juridique de l’agression et de la responsabilité.
  2. Évaluation médicale par un expert pour mesurer les séquelles.
  3. Chiffrage précis des préjudices selon les critères retenus par les juridictions.
  4. Négociations avec le FGTI ou l’assureur, ou procédure devant les tribunaux.
  5. Obtention de provisions pour soulager rapidement la victime ou la famille.

Un accompagnement par une professionnelle du dommage corporel permet d’éviter les offres minimales, souvent très inférieures aux droits réels des victimes.

Pourquoi se faire accompagner par une avocate experte en préjudices corporels ?

Les victimes d’agression sont confrontées à un système juridique technique, où chaque mot, expertise ou document influence le montant final de l’indemnisation. L’accompagnement d’une avocate ayant une expertise en droit pénale et en dommage corporel permet d’obtenir :

  • Une défense rigoureuse face aux assureurs ou au FGTI ;
  • Un chiffrage stratégique pour maximiser chaque préjudice ;
  • La vérification des offres (souvent insuffisantes sans assistance) ;
  • Une prise en charge humaine et engagée à chaque étape du dossier.

Mon rôle est de porter votre voix, de valoriser votre histoire et d’obtenir la réparation financière la plus juste pour vous aider à reconstruire votre vie.